Anesthésie-Réanimation
Le service d’Anesthésie-Réanimation du CHU de Liège assure sécurité, confort et prise en charge des patients avant, pendant et après une intervention.
Le service d’Anesthésie-Réanimation du CHU de Liège assure sécurité, confort et prise en charge des patients avant, pendant et après une intervention.
Le service d’Anesthésie-Réanimation veille à la sécurité et au confort des patients lors d’interventions chirurgicales, médicales ou obstétricales.
Ses missions incluent la prévention et le traitement de la douleur, qu’elle soit postopératoire ou chronique. Les anesthésistes-réanimateurs participent aussi à la prise en charge des urgences vitales.
Une consultation spécifique en allergo-anesthésie est proposée aux patients présentant des antécédents allergiques.
Chaque patient(e) est rencontré(e) avant l’intervention, suivi durant l’anesthésie et accompagné dans la période postopératoire.
En tant que service universitaire, l’équipe est également impliquée dans la formation des futurs spécialistes et dans la recherche scientifique.
Selon les besoins des patients, le service s'appuie sur des techniques et des équipements médicaux adaptés, permettant une prise en charge précise et sécurisée. Ces outils soutiennent le travail des équipes soignantes et contribuent à offrir des soins efficaces, dans le respect des indications médicales et de la situation de chaque patient.
L’anesthésie générale est une technique qui, grâce à l’administration de médicaments, poursuit 3 objectifs : rendre le(la) patient(e) inconscient(e), insensible à la douleur et bien relâché(e) quand la chirurgie ou l’examen le nécessite.
L’anesthésie générale met le cerveau, mais également tout l’organisme, au repos. La respiration est assurée par un respirateur qui insuffle de l’air dans les poumons du(de la) patient(e) anesthésié(e). L’ensemble des autres organes continuent à fonctionner, mais en mode « ralenti ».
L’anesthésiste administre les médicaments adéquats et surveille le (la) patient(e) à l’aide de différents appareils (tension artérielle, rythme cardiaque, oxygène dans le sang, ... ). Toute la durée de l’intervention, il s’assure du bon maintien de l’anesthésie et corrige, si nécessaire, les réactions indésirables liées à la chirurgie et à l’anesthésie.
L'anesthésie moderne utilise des médicaments qui sont éliminés rapidement par l’organisme.
L’anesthésie par bloc nerveux consiste à bloquer la sensation douloureuse dans une partie du corps (bras, jambe…) . Ce type d’anesthésie est proposé comme seule anesthésie ou, à visée analgésique, en complément d’une anesthésie rachidienne ou d’une anesthésie générale.
Pour ce type d’anesthésie, les anesthésiques locaux (semblables à ceux utilisés par votre dentiste ou votre médecin traitant pour suturer une plaie) sont déposés au contact du nerf. La partie du corps dépendant de ce nerf devient insensible et partiellement ou complètement immobile.
Ce type d’anesthésie est souvent utilisé seul en chirurgie du coude, de la main et du pied…
Par contre, lors d’une chirurgie de l’épaule, du genou, de la hanche, des seins ou du ventre, les blocs nerveux périphériques peuvent être proposés, en complément d’une anesthésie générale , d’une hypnosédation , ou d’une anesthésie rachidienne .
L’anesthésie rachidienne consiste à rendre insensible la moitié inférieure du corps : le bas de l’abdomen et les jambes. Classiquement, ces dernières deviennent temporairement immobiles.
L’anesthésiste injecte, dans le liquide qui entoure la moelle épinière, un anesthésique local (semblable à ceux utilisés par votre dentiste ou votre médecin traitant pour suturer une plaie) . Ce produit bloque à ce niveau l’information nerveuse douloureuse et motrice. Parfois, un antidouleur peut également être injecté seul ou en association.
Ce type d’anesthésie est particulièrement adapté pour les chirurgies des jambes, les interventions urologiques ou gynécologiques ainsi que pour certaines hernies abdominales ou lors d’une chirurgie du périnée.
L'anesthésie rachidienne peut être associée à une autre technique d’anesthésie telle qu’un bloc nerveux périphérique , une sédation , une hypnose ou une anesthésie générale .
L’hypnosédation est une technique pratiquée par un(e) anesthésiste. Elle associe l’hypnose, la sédation intraveineuse consciente et une anesthésie locale du site opératoire si une chirurgie est prévue.
L’hypnose est un état de conscience modifiée dans lequel la personne vit un rapport particulier à elle-même et à son environnement. Elle peut être définie comme un état de focalisation de l’attention. L’anesthésiste va vous aider à accéder à cet état. Celui-ci est particulier car il est différent des états de veille et de sommeil. Ce fait a été bien démontré grâce à des IRM réalisées chez des patient(e)s en état d’hypnose.
Il s’agit d’un état naturel que vous pouvez expérimenter spontanément dans la vie de tous les jours (par exemple, lors d’une lecture passionnante, vous êtes complètement absorbé(e) par votre livre et vous n’entendez plus ce qui se passe autour de vous. Ou au volant de votre voiture, vous faites du pilotage automatique et vous vous étonnez du trajet réalisé, car votre esprit était ailleurs).
L’hypnose vous permet de mobiliser des ressources personnelles afin d’atteindre un objectif : des soins, un examen, une intervention chirurgicale, de façon confortable, du début jusqu'à la fin de l'intervention. Vous en ressentirez les bienfaits également après l'intervention .
La sédation intraveineuse consciente est une technique d’anesthésie qui vous permet de bénéficier de certains examens et interventions, tout en restant calme et confortable. Des médicaments sédatifs et/ou antidouleurs sont administrés pendant toute l’intervention, à très faibles doses. L’hypnose permet de diminuer les doses normalement nécessaires en sédation seule, tout en autorisant la réalisation de gestes plus importants.
L’anesthésie locale, pratiquée par le chirurgien, rend insensible la peau et les tissus de la zone à opérer.
Dans le cadre de l’hypnosédation, l’objectif est de rester conscient(e) et confortable lors de certains types de chirurgie, de certains examens ou soins. La motivation du (de la) patient(e) (indispensable) est le plus souvent d’éviter l’anesthésie générale, d’être plus confortable, parfois juste la curiosité...
L’hypnosédation n’est pas adaptée à toutes les interventions. Il est difficile d’établir une liste exhaustive des actes possibles avec cette technique : le mieux est d’en discuter avec le chirurgien/le médecin pratiquant le geste et l’anesthésiste formé à la technique.
Par ailleurs, l’hypnose seule peut être suffisante pour certains gestes. Elle est aussi utile dans la gestion de l’anxiété, de la douleur, ...
Associée à l’anesthésie générale, une analgésie par mise en place d’un cathéter de péridurale peut être proposée dans le cadre d’une chirurgie abdominale, pulmonaire, mammaire , gynécologique et des membres inférieurs. La péridurale va permettre de diminuer la sensibilité de la région opérée en cours d’intervention et après celle-ci.
L’anesthésiste place un cathéter au pourtour de la membrane qui entoure la moelle épinière. Par celui-ci, il (elle) injecte un anesthésique local (semblable à ceux utilisés par votre dentiste ou votre médecin traitant pour suturer une plaie). Ceci bloque à ce niveau l’information nerveuse douloureuse. La mobilité des membres peut être partiellement réduite. Parfois, un antidouleur peut également être injecté seul ou en association.
L’effet antidouleur de la péridurale est prolongé en postopératoire par l’injection continue d’un anesthésique local, au travers du cathéter. Ceci réduit la consommation de médicaments analgésiants à base de morphine, diminuant ses effets indésirables (nausée, démangeaisons, …)
Il y a des variantes de cette technique :
La sédation est une technique d’anesthésie qui vous permet de bénéficier de certains examens et interventions, tout en restant calme et confortable. Dans certains cas, la sédation permet aussi d’améliorer la qualité des gestes réalisés. Cependant, tous les actes diagnostiques ou thérapeutiques ne sont pas réalisables sous sédation.
L’anesthésiste utilise des médicaments identiques à ceux utilisés en anesthésie générale, mais à des doses adaptées. En fonction des besoins et des différents moments de l’intervention, vous êtes conscient ou non. Il est donc normal que votre état de conscience varie en cours d’intervention.
La sédation moderne utilise des médicaments qui sont rapidement éliminés par l’organisme.
Toutes les précautions en matière de sécurité et de surveillance sont identiques à celles d’une anesthésie générale .
La sédation est utilisée seule ou en association avec une anesthésie locale ou locorégionale. Elle peut également être associée à une hypnose, dans la technique d’ hypnosédation .